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merci pour ton superbe commentaire sur cette chanson des plus marquantes de dire straits. comme toi, sans comp
Par Anonyme, le 01.10.2025
l’interprét ation de joan baez arrive encore à magnifier cette magnifique chanson
Par Anonyme, le 18.06.2025
merci pour cette analyse tellement juste de notre génie poète.
ce fût un plaisir de vous lire
Par Anonyme, le 06.06.2025
merci pour cette traduction.
j'écoute très souvent cette chanson riche de ce message qui exprime la bêtise h
Par Anonyme, le 24.05.2025
je pense et même je le souhaite au plus profond de moi, qu'un jour une école de france pays initiateur des dro
Par Anonyme, le 02.10.2024
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Date de création : 08.07.2011
Dernière mise à jour :
29.01.2026
452 articles
Décidément, en ce moment je vous donne du Linol en veux-tu en voilà !!!
C'est promis après je m'arrête un peu. J'ai lu coup sur coup le troisième volet des aventures de l'inspecteur Dumontel « La morsure du silence » et son tout dernier « Carole je vais te tuer ». Pour ne pas trop en faire j'ai décidé de vous parler de celui-ci de manière tout à fait arbitraire car « La morsure du silence » mérite tout autant un billet littéraire, je pense même que c'est le meilleur des trois tomes des « Dumontel ».
Je viens donc de terminer, que dis-je, de dévorer son dernier roman qui s'intitule donc « Carole, je vais te tuer ».
Pour la première fois de sa carrière Franck Linol fait une infidélité à son personnage récurrent l'inspecteur Dumontel.
Donc point de Franck Dumontel dans ce polar, mais l'auteur réussit le tour de force de nous captiver quand même dès l'incipit.
Tout de suite nous ressentons une sensation agréable, qui met à l'aise, une impression d'être chez soi, en terrain connu et douillet, mais surtout pas de déjà vu. Et vous savez pourquoi ?
Parce que nous retrouvons immédiatement la « patte Linol », dès l'entame cela ne fait aucun doute, la signature est là, partout et discrète à la fois. Pour un auteur, être reconnu par son style, posséder une « patte », c'est précieux, cela veut dire que les lecteurs se sont approprié son univers, qu'ils se sentent bien dedans, qu'ils ne font plus qu'un. Cela veut dire aussi que Franck Linol a franchi un cap décisif.
Mais me direz-vous, que nous raconte-t-il cette fois-ci puisqu'il n'a pas invité son enquêteur favori ?
Bonne question chère amie, ou cher ami !
L'histoire très simple est une histoire qui est arrivée à beaucoup de monde, le début en tout cas.
Alex, très amoureux de la superbe Carole avec laquelle il vit depuis 20 ans, est subitement et brutalement largué par sa compagne. Elle dit qu'elle ne l'aime plus, que le simple fait d'être dans la même pièce que lui l'insupporte. Pour Alex, qui n'a rien vu venir c'est un tremblement de terre, un cataclysme, c'est Hiroshima.
Ébranlé par l'annonce atomique de Carole (qui est une bombe anatomique), Alex s'enfonce dans la déprime, il tourne en rond et se fait faire la cour par des idées bien noires et sordides. Au début il feint de ne pas les entendre mais au fond de lui il sait qu'il en a envie. Il souffre tant qu'il veut se venger, il veut laver sa détresse avec le sang de celle qu'il aime. Il est saisi par cette schizophrénie qui nous ronge parfois, détruire ce que l'on aime le plus. La première partie du roman nous oppresse, on a le cœur comprimé, un malaise permanent nous colle aux pages.
Toujours agrémenté de très beaux passages, le roman avance vers l'inéluctable et l'indicible. Mais Franck Linol signe une performance, loin de ces thrillers compliqués qui contiennent tant d'intrigues à tiroirs qu'on ne sait plus si ce sont des romans ou des meubles, il nous trace une histoire simple mais qui nous prend, on veut savoir, on veut connaître la suite. On se dit que ça pourrai vraiment arriver, à nous, à notre voisin. Alors on tourne les pages et là réside une partie du talent de l'auteur. Sans artifice, sans rebondissements peu crédibles, il nous malmène en brassant les personnages, en laissant dériver leurs états d'âmes, en projetant des pavés dans les flaques de leurs émotions, et nous sommes éclaboussés.
Bien-sûr, rien ne va se passer comme prévu, des évènements vont nous sidérer, nous stupéfier. Mais chaque rebondissement s'avère affreusement crédible, froidement inscrit dans le concret, cette réalité nous saute à la gorge et nous fait sursauter. En sondant le déroulement des faits, notre esprit se tort de souffrance avec celui d'Alex.
Comme je le précisais au début de mon article, tous les codes de "l'univers" de Franck Linol sont présents, nous sommes en Limousin, les personnages sont nos semblables, nous pourrions aisément être à leur place. Le personnage principal roule en Golf comme Dumontel (mais quel est donc cet attrait pour la voiture du peuple ?) et nous retrouvons même un vieille figure des romans de l'inspecteur en la personne du juge Chapelle. Alex écoute aussi cette musique si chère au héros de la série "Meurtres en Limousin" si typique, vitaminée et électrifiée.
Le sujet de prédilection de l'auteur, nos libertés, est traité assez habilement. Il nous démontre que, sans avoir commis une infraction, avec juste une absence d'alibi et un semblant de mobile nous pouvons nous retrouver en danger, dans le collimateur de la machine froide et inhumaine qu'est la justice. Une fois dans ses serres de prédateur, nous ne sommes plus rien, résumés à des droits futiles, déhumanisés, affublés d'un numéro de dossier, simple matricule perdu dans un chaos de documents à charge et parfois à décharge. Et si par malchance les policiers qui sont chargés de l'enquête se transforment en simples nervis des magistrats et se vautrent dans la boue des généralités et des conclusions faciles, alors vous êtes bien mal partis. Heureusement des voix dissonantes peuvent résonner dans la logique policière et donner un peu d'espoir.
Notre liberté ne tient qu'à un fil … le fil de l'humanité, la seule vraie chose qui nous reste.
Nous réalisons aussi que l'amour fou nous empêche de voir ce qui nous aurait paru évident s'il ne nous avait pas frappé. Certaines coïncidences, des rencontres qui tombent à pic, des évidences trop évidentes …
Encore un roman à dévorer, n'hésitez plus, Carole vous attend, elle vous supplie, foncez !
Hello Sébastien...là, tu me fais rougir...mais, toi, tu sais bien lire...et tu sais mettre des mots justes sur tes émotions...bravo, pour ton style dans cette critique.Et, tu montres tes valeurs, bravo..car je sais que pour toi c'est courageux....Merci! et bonne année à toi!Franck (Dumontel? Alex?..)Ecrire un commentaire