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pèle mèle

Récit de dédicaces

Publié le 27/07/2011 à 19:54 par sebastienvidal Tags : image sourire air blog vie moi roman chez enfants fond coeur femme bonjour heureux livre humour papier livres signature
Récit de dédicaces

Samedi 23 juillet 2011, 9 heures 55 passée, je descend la rue de la Xaintrie pour me rendre à ma première séance de dédicace à la librairie de mon village, je peux la voir là-bas, au fond de la rue, après le virage, je ne sais pas encore que cet endroit va être le centre de mon activité jusqu'à midi. Alors que je suis sur le trottoir et que je presse le pas (je ne veux pas être en retard pour ma première !), je rencontre le quincailler monsieur Lajoinie. Je le connais depuis si longtemps que  ma mémoire renonce. Il me tend la main et avant que j'ai dis un seul mot me lance tout sourire:

- Bravo pour ton livre, très bien, on me l'a offert pour la fête des pères !

Je suis surpris, je le remercie alors qu'il me tourne le dos et continu sa route.

Je décide de prendre cette rencontre comme un bon présage, comme tout impétrant, je me demande comment va se dérouler ma première séance de dédicace. Pour ouvrir le bal, j'ai décidé de débuter chez moi, à domicile, je vais bientôt savoir si j'ai été inspiré.

Je fais les ultimes pas sur le trottoir, je me trouve à quelques mètres de l'entrée lumineuse et attirante de la caverne aux livres. Pour moi, à cet instant, elle vaut bien plus que celle d'Ali Baba.

Je rentre d'un pas léger et la libraire m'accueille d'un grand sourire en me souffle un boujour rassurant. Je tente l'humour, " Bonjour, je suis presque en retard !"

Elle m'assure que non et me désigne de la main deux personnes qui attendent devant la table qui m'est dévolue.

- C'est que vous êtes très attendu, vous avez deux personnes déjà !

Je ne pouvais rêver mieux comme début. Je me sens rassuré et je fais le tour de la gondole couverte de livres pour aller poser mon auguste postérieur sur la chaise rembourée qui s'offre à moi. Je me dis "et bien, ça c'est de la réception, on a pensé à mes pauvres fesses".

Mon premier lecteur est donc une connaissance sans en être une. Je l'ai rencontré virtuellement sur le forum du club de rugby de Brive. Affichant un sourire chaleureux, il me tend la main et se présente par son pseudo "bonjour, Coujou 34 du forum !" en réalité il s'agit d'André qui ensuite me présente son épouse. Très vite une excellente ambiance s'installe et nous conversons du roman et de la suite qu'ils attendent avec impatience. Le moment est si agréable que je ne m'aperçois pas qu'une petite queue commence à se former derrière mes deux premiers contacts. Polis, ils me saluent et laisse la place non sans que nous ayons abordé le sujet de notre club de rugby de coeur, le CAB.

Ensuite la gentille libraire me sert un café et c'est un enchainement de lecteurs et lectrices qui se présentent à moi, j'en connais beaucoup, de vue au moins, d'autres que je connais mieux se montrent très chaleureux et me félicitent. Il me semble percevoir un zeste de fièrté dans leur yeux, mais pas autant que moi d'être là, dans mon fief, au milieu des gens que j'apprécie. Un grand respect familier s'instaure au fil des signatures, je me concentre sans en avoir l'air pour ne pas me répéter dans mes dédicaces et faire passer au moins un peu de la chaleur que je ressens. Je n'ai pas une minute de répit, on me parle, on me congratule, la libraire qui n'arrête pas à la caisse me lance des petits regards satisfaits et bienveillants en affichant un sourire en coin. Ma tribu débarque pour voir ce que donne cette grande affaire, je blague avec mes enfants "tu vois, maintenant je travaille ici !" mon fils pas surpris me répond simplement "ah bon ?!" et va explorer cette géniale caverne remplie de trésors de papier.

Ma femme prend quelques clichés pour se souvenirs et... pour alimenter le blog pardi !

Les contacts s'enchainent, je sers des mains, répond à des questions sur le roman et l'écriture, je prend les rapports humains en pleine face, je me goinfre, je me gave, je ne suis pas rassasié de ça. Je comprend que c'est l'essence même d'une séance de dédicace, cette rencontre renouvelée et réinventée à chaque lecteur et lectrice qui passe.

Enième signature, je ne suis pas content, je viens d'écrire deux fois la même chose, je me redresse, je me concentre, je me parle à moi même "allez, fais un effort, sois à ton job !".

Soudain, comme un grand calme avant la bourasque de la tempête, un creux surgit de nul part, personne dans la librairie, il ne reste plus que la libraire et moi, sa caisse enregistreuse s'est tue, elle fait une pause. Machinalement je regarde ma montre, MIDI ! immédiatement je pense "déjà !".

Ces deux heures se sont déroulées en accéléré, le temps a été avalé par un trou noir invisible, je m'en extirpe, groggy, un peu étourdi par ce qui vient de se passer. La libraire vient vers moi pour discuter, c'est vrai que nous n'en avons pas vraiment eu l'occasion depuis deux heures. Un retardataire arrive avec un billet de 20 euros à la main, il est soulagé de me trouver encore présent, fidèle au poste. J'écris ma dernière dédicace de la journée tandis qu'il règle la note à la caisse. Privilège de l'ultime client lecteur, je me lève et lui apporte le roman. Je le connais bien, depuis presque aussi longtemps que monsieur Lajoinie, j'ai pris le bus avec ses filles pour aller au collège à Pleaux, il y a plus de vingt ans de cela. Nous discutons un peu, que font les filles maintenant, comment se passe sa vie, la mienne, ou est-ce que j'habite aujourd'hui, si je compte revenir définitivement au pays, bref, du contact encore et toujours. Je fais durer le plaisir encore un peu en parlant avec ma charmante libraire, elle est ravie, moi aussi.

Je prend congé en espérant que la prochaine dédicace, le lendemain à Pleaux, sera aussi riche en contact et en signatures. Alors que je remonte vers la maison, je me sens si léger, si heureux, j'ai été adoubé en tant qu'auteur dans mon village, ce n'est pas rien, ça compte même beaucoup. Quand on a comme illustres voisins Denis Tillinac et Claude Michelet, on a tendance à douter un peu de ses capacités. Le doute a disparu, il ne reste qu'une sensation évanescente de légèreté, un bonheur acidulé immanent a pris place dans tout mon être.

J'en veux encore !



Commentaires (3)

Magne caro le 28/07/2011
Que d'émotion en te lisant, ça fait chaud au coeur de voir ton enthousiasme !!!
J'en connais 3 qui devaient pas être peu fier!!! Bonne continuation dans ce nouveau défi, gros bisous.
Caro


Bourdelle André le 05/09/2011
Seb ,je comprends maintenant pourquoi tes deux romans sont si plaisants à lire,ta spontanéité et ton enthousiasme feront et font de toi un écrivain populaire .Amitiés cabiste . André et Aleth .


Françoise+DG le 06/05/2013
Ne doutes pas tu as vraiment beaucoup de talents !


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