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Dernière mise à jour : 24.11.2025
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pèle mèle

Le temps a failli nous avoir

Publié le 23/09/2015 à 11:44 par sebastienvidal Tags : monde homme enfants coeur mort histoire fleur aimer coeurs
Le temps a failli nous avoir

Le temps a failli nous avoir

 

Le temps a failli nous avoir.

 

Dans ce dédale de jours gris et froids, sans couleur et sans chaleur

 

Dans ce labyrinthe de rêves et de cauchemars sans saveur

 

Tous ces matins qui défilent, semblables

 

Toutes ces habitudes apprises, minables

 

La communauté des hommes a vendu son coeur et sa matrice

 

Contre une implacable et cupide calculatrice

 

Ce flot crasseux et continu de silhouettes efflanquées

 

Qui s'éparpillent sur les routes au matin frileux

 

Qui refluent le soir sur ces mêmes chemins huileux

 

Une armée d'automates, des colonnes de pantins

 

Qui se perdent dans la course folle d'un monde mort de faim

 

Sur leurs yeux fatigués pèsent des paupières fanées

 

Elles empêchent la beauté du monde de les allumer

 

Ces souffles invisibles, ces éclats subtils d'humanité

 

Il suffirait que ces yeux les voient pour qu'ils s'imprègnent

 

Il suffirait qu'ils les voient pour qu'ils s'émerveillent de la terre précieuse

 

Il suffirait qu'ils l'éprouvent pour qu'ils se délectent d'un ciel de diamants

 

Une vision pour frémir, s'éblouir, ressentir la force vitale unique

 

De ce monde qui attend encore qu'on l'embrasse vraiment

 

Le vol d'une libellule, une respiration, un équilibre

 

Le balancier d'un bouleau qui s'offre au vent, gracile

 

Un grillon enivré qui chante son histoire simple

 

Un ciel bouleversé par l'agonie d'un soleil dans ses feux vermillon

 

Le parfum unique d'une fleur qui ranime l'enfance endormie

 

Le craquement d'un vieux plancher qui ouvre la boite aux souvenirs

 

Le crissement soyeux du cuir qui parle à nos coeurs

 

L'odeur délicieuse de l'herbe coupée qui affole nos racines anciennes

 

Le plaisir est partout, de l'assiette à nos sens

 

Le bonheur nous attend, il ignore l'impatience

 

La joie coule dans chaque recoin, il suffit de vouloir s'y tremper

 

Nos cris d'enfants ont-ils emporté nos rêves

 

Ou nos rêves ont-ils étouffé nos cris d'enfants

 

Là, maintenant, je déclare que je préfère mourir déçu

 

Que rester opprimé et continuer à vivre trompé

 

Il est encore temps de résister et aimer ce qui vacille

 

Il est encore temps de se réveiller pour tout ce qui scintille

 

Mais faites vite, le temps presse, car dans sa niche

 

Deux questions labourent sans répit mon âme en friche

 

Un homme peut-il toujours donner sans calculer ?

La fleur de l'espoir peut-elle encore pousser sur un coeur desséché ?